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Genèse de l’AUGURE

Pourquoi l’Augure ?

Note de l’auteur : Sur ce blog, l’Augure est un iel, ni totalement masculin, ni totalement féminin.

Une Augure est une messagère, elle présage d’un monde en devenir. Elle est une ombre, lointaine, que l’on perçoit à peine, et à laquelle nous prêtons rarement attention.  

Pour observer les Augures, on regarde le plus souvent « vers l’horizon », on s’attend à y voir des signes et des symboles virevoltants, annonciateurs de nouvelles ères.

Pourtant, il est tout aussi important de savoir regarder l’horizon derrière soi, pour y rencontrer des Augures plus lourdes et plus terrestres, structures du passé, elles sont aussi structurantes de nos temps modernes. Ainsi va l’Augure, empreinte de passé et trace d’avenir. Mon dessein est de traquer ces guides qui ne se laissent pas guider, et de rendre moins furtives ces nobles idées.

Alors, Voyageurs ; la traque est ouverte !

Ode aux Augures

Les augures sont des lumerottes isolées, des voix qui, déjà insatisfaites de parler la plupart du temps dans les ténèbres, nous parlent le plus souvent de ces mêmes ténèbres.

De loin, les augures nous semblent toujours drapées de noir, ne les qualifions nous pas d’ailleurs de « mauvaises », dès lors qu’elles commencent à poindre au bout de notre horizon ?
Que penser alors de celles qui, hors de notre portée, nous paraîtrons toujours plus nébuleuses que les ombres que nous connaissons déjà ?

Dépeintes ainsi, ces augures n’augurent que de bien tristes nouvelles, et ne présagent d’ailleurs rien de bon …
Mais n’est-ce pas avec cette même tristesse, que nous regardons parfois, mélancoliques et abusés, l’horizon infini et inaccessible, qui se déroule sous nos yeux tandis que nous contemplons impuissant, le monde moins parfait qui existe à nos pieds ?

A dire vrai, nous sommes bien souvent cernés par les ombres, celles des augures lointaines que nous ignorons bien plus que nous les redoutons, jusqu’aux augures les plus familières, dont nous semblons croiser le chemin bien plus souvent que nous l’imaginons.

Seul, parmi les ombres, nous dégageons tous notre propre lumière, tandis que notre regard illumine le monde qui nous entoure, plus précisément tout ce qui se porte à notre intérêt à un moment donné.
Nos intérêts, plus ou moins fugaces, laissent cependant autant de traces, autant d’ombres que nous collectons à l’intérieur de nous, pour avoir l’occasion de les éclairer à nouveau si l’occasion se présente.

Ainsi, si les Ombres sont des savoirs occultés quand ils ne sont pas occultes, les Lumières sont ces mêmes savoirs portés à notre attention.
Et si la génération de lumières, est le fruit de la rencontre entre notre lumière et les ombres qui nous entourent, alors les augures, si souvent noircies, sont en réalité vitales : ombres migratrices et prémonitoires qui évoluent à la grâce du temps, elles présagent invariablement de toutes les époques et de tous les lieux que la pensée ait foulée.