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Alouette

Sylvestre alouette sanctuaire de mes nuits cavernes, desquelles s’écoulent de fortes émotions de sel. 

Comme à la mer, je peux la mouvoir dans la solennité fraternelle de ces lieux sauvages communs porteurs de libertés (naturalisées). 

Ce n’est pourtant pas les yeux rivés vers la pleine lucarne lointaine du ciel et stature toute redressée vers le tumulte tempétueux que je m’évade en artiste de Boétie ; mais bien davantage sous l’ombrage assurément feuillu des bois de toute saison. 

Chacune de ses colorations dérivant dans mes grises solitudes m’apportent toujours cette mélancolie du poète romantique, égaré et sensible. 

Mon doux désespoir est magnifié par l’incompréhension partagée du monde qui mène à la vaine solitude, terreau de la fière particularité des électrons libres en quête de grandeur. 

Elle me marque tant que je ne peux encore parler d’elle, la relation lyriquement amoureuse que je lui impose est une confession élégamment animale. 

Proche de l’ouverture, je ne pars la rejoindre, je ne quitte l’ébullition littéraire, seulement pour recomposer la coquille noyée qui s’égouttera dans la forêt inlassable avec délassement.

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